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L’esthète punk à dichotomie créative

Bertrand Belin à Chambéry

lundi 1er avril 2019 par Sylvie Chareun CC by-nc

Bertrand Belin...
A commencé à tourner en 1989, a produit 7 albums, a participé à 11 albums, est parolier, comédien, acteur, réalisateur, a écrit des BO et a sorti 6 livres... Cet inventaire à la Prévert lui ressemble.
Bertrand Belin est venu donner, au milieu de sa tournée, un unique concert à Chambéry au Théatre Charles Dullin, le 22 mars 2019.
Artiste engagé dans le « dire », il multiplie les supports pour le faire.

Son truc c’est les mots, et pour mieux nous les faire entendre et comprendre il les chante plutôt lentement, les répète, les accompagne de silences.

Présente lors des balances pour faire quelques photos, j’ai pu apprécier l’envers du décor...
Bien-sûr, je connaissais (un peu), la musique du chanteur Bertrand Belin, je m’étais fait un avis, un à priori plutôt et l’écoute de son dernier album avait renforcé encore ce que je croyais avoir entendu...


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Sur scène, le combo basse-batterie, un guitariste, un claviériste avec des claviers, samplers et autres engins de sons électroniques et le chanteur Bertrand. L’ambiance pendant les balances est tranquille, sans grande pression, posée je dirais. J’aime ce moment là, partie intégrante du concert selon moi, car j’ai goûté à sa saveur particulière, et je continue à l’aimer derrière mon appareil photo.

Il fut question d’une corde de si, et d’un si bémol à garder.... ou pas, de quelques clacs intempestifs, et d’un son fantôme, d’un bouton rouge bordeaux...
Toute une gamme de paroles chantonnées, chantées ou même parlées par la belle voix grave de Bertrand, une impro de mots autour du mot fauteuil, quelques rires, beaucoup de précisions demandées aux techniciens, et beaucoup, beaucoup de regards tournés vers le haut, vers le Saint Graal du concert c’est à dire ... la régie.
La vie normale des balances avant concert !

Les quelques morceaux de morceaux que j’ai pu entendre ont sonné de façon bien plus agréable à mes oreilles que l’écoute sur CD.

La présence de l’humain se fait sentir sur scène sans conteste.

Bertrand Belin est absorbé, très concentré tout en se montrant nonchalant, mais chacune de ses remarques est précise et ciblée. Il mange la scène littéralement !

Ces textes sont actuels, souvent sombres, mais pas plaintifs, Bertrand Belin se fait l’écho de ce qu’il voit...

Pendant ses balances, je me suis dit que cet endroit lui allait bien, en terme de dichotomie : une salle de spectacle portant l’Histoire, côtoyant le décor métallique d’un chanteur singulier.

Et j’ai apprécié ce moment particulier partagé.

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