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Armés pacifiquement d’un badge plastique d’accréditation et d’un appareil photo, nous sommes allés ce ce jeudi du festival Musiques en Stocks traîner nos oreilles vers l’Espace des Allobroges, qui abrite le temps du festival les studios de Radio Lucien.
Emmenés par les vieux briscards de la culture Rock-Bd que sont Margerin et Berberian, la radio du festival est aussi l’endroit privilégié où voir les artistes d’un peu plus près. Aperçu.
Malgré le nom, ce groupe est une fratrie Suisse, fort sympathique, ayant vécu une année sabbatique ensemble en Australie à l’adresse qui est devenue par la suite le nom de leur groupe.
Au nombre de leurs influences, ils indiquent les Stones, les Beatles, U2 et les Beach boys ou, côté Suisse, le jeune Bastian Baker.
Quand il se voient demander de chanter quelque chose qu’ils ont l’habitude de chanter en famille, cela donne lieu à un amusante chorale.
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Un peu fatiguée par 12h d’autocar, la jeune artiste belge s’est pliée de bonne grâce au jeu de l’interview et nous a même décoché un live intense.
Baignée dans la musique dès le plus jeune âge,son intérêt était longtemps centré sur l’aspect rythmique de la musique (elle a passé de longues année d’étude de la batterie). C’est timidement, depuis trois ans (!) et pour élargir ses possibilités d’expression qu’elle s’est mise au piano et à la guitare (qu’elle rejetait sans doute par le fait que son père était un guitariste renommé).
De fait, la guitare vintage qui ne la quitte plus, est pour elle un vrai compagnon d’écriture, avec lequel elle a une grande familiarité.
Concernant son approche de la composition, elle affirme vouloir créer avec honnêteté et de la façon la plus personnelle possible. Elle se plaît à penser qu’elle produit de la musique d’une façon durable en s’appuyant sur une exigence de qualité, à l’encontre des valeurs qui prévalent dans la société consumériste, et dans lesquelles elles ne se reconnaît pas.
Pour celle qui vit la musique comme un mode de vie à part entière, la recherche de sens et d’implication personnelles sont au cœur même de son abord, et elle aime l’analogie selon laquelle faire une musique est comme préparer un plat pour quelqu’un ; il y a du sens et de la relation derrière les seuls ingrédients.
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Charles Berberian s’amuse de la similarité de nom entre le lieu d’origine du groupe et le nom du groupe fictif du film de Cameron Crow [1]. Jesse Tabish, concède qu’il connaît et apprécie le film, mais que la part de décadence dépeinte dedans n’est plus l’apanage des groupes d’aujourd’hui, qui ont besoin d’être bien plus impliqués et malins pour développer leur activité.
Jesse Tabish a sorti quelques albums ayant rencontré un succès d’estime et passé une bonne partie de son temps à donner des cours de musiques. Les cinq ans pendant lesquels il a mené cette vie ont été tout à fait satisfaisants, mais la première tournée a été pour lui un tournant.
L’intensité de l’échange avec le public lui ont fait comprendre qu’il aspirait à des fragments d’une autre vie, d’où le nom du groupe.
Ces moment exceptionnels passés sur scène compensent amplement la vacuité du reste du temps passé en tournée.
Le titre de l’album, est celui d’un poème écrit par un ami avec qui il collabore de loin en loin. La formule était tellement parlante pour lui, qu’il a obtenu de pouvoir s’en servir. La thématique est celle de notre relation à notre environnement et la façon dont elle affecte nos vies et dont nous pouvons les changer.
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Les photos prises lors des balances d’Other Lives, puis les concerts de 77Bombay Street, Trixie Whitley, Other Lives puis Tindesticks feront l’objet d’un autre article à paraître très vite.
[1] Almost Famous