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Harold Martinez de passage au Poulpe

mercredi 26 avril 2017 par Olivier Dutertre CC by-nc

Voir le nom d’Harold Martinez paraître sur le programme d’Avril du Poulpe, à Reignier, était une bonne surprise qui m’a motivé à me rendre dans cet endroit chaleureux et retrouver la musique du duo.

J’avais gardé en ce qui concerne Harold Martinez, le souvenir d’une musique sombre avec des passages un peu introspectifs et une voix hantée. Dans un petit lieu (le coin concert du Poulpe) et vu le besoin de capter l’attention d’un public tout autant venu là pour se détendre, discuter, boire des bières, le groupe est parti sur un set des plus énergique. Les deux musiciens semblaient être en complet accord, pour faire monter et ne pas relâcher la pression, tout au long d’un set unique, plutôt long.

Le côté rythmique très net et en place a permi au groupe de capter l’attention du public, pari gagné puisque qu’au final l’accueil a été bien chaleureux.



Après la sortie de deux premiers enregistrement d’une musique fiévreuse dont on a pu apprécier le rendu sur différentes scènes de la région, le duo nîmois s’était fait un peu oublier, et on pouvait se demander si le projet initial d’une trilogie (évoquée dans une interview precédente) était encore à l’ordre du jour.

Bribes de discussion avec le groupe

Harold et Fabien semblaient satisfaits de la soirée et la discussion s’est engagée tout naturellement.

La mini tournée dans laquelle ce concert s’intégrait était certes l’occasion pour le duo de se retrouver en situation de jeu « réel » et de renouer avec la scène qu’il avaient un peu perdu de vue, faute d’actualité chaude sur leur projet.

Un projet de troisième album venant terminer la triogie Dead man a du être ajournée suite au décès de la personne qui devait collaborer à l’enregistrement [1]. Le projet se fera seulement à deux et aura lieu au delà de la période estivale.

Après avoir vécu d’expédients puis abandonné le statut d’intermittence, les deux musiciens ont opté pour des métiers bien concrets (menuisier pour l’un, jardinier pour l’autre), dans lesquels ils trouvent un équilibre de vie plus sain.

Fabien à d’autres projets où il peut explorer sa passion pour les sons dans une approche plus bruitistes, comme dans le projet M.Linex.
Aux questions sur les influences, même si Harold reconnaît avoir écouté en son temps Sixteen Horsepower, c’est plus par des artistes comme Nick Cave et à l’aspect cinématographique de certaines musiques qu’il se déclare réceptif aujourd’hui.

Notes

[1Décidément la mort semble le fil conducteur de la discographie d’Harold

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