> Mag > Cinéma > l’apôtre de midi

l’apôtre de midi

jeudi 13 juin 2013 par Olivier Dutertre CC by-nc

Après avoir eu un coup de cœur pour « O Apostolo » le premier long de ce producteur, la rencontre avec l’équipe du film permettait d’éclairer le travail autour de ce film.

L’idée de départ de ce film vient de Fernando Cortizo Rodriguez. Amoureux de la Gallice, il a beaucoup chercher à collecter des histoires auprès des personnes agées des villages isolés de la montagne. La « sainte compagnie » est précisément une de ces légendes. L’idée de détourner les pélérins de St Jacques trouve, quant à elle, son origine dans un fait divers de « détournement de pélérins » par des faux sites touristiques.

L’équipe du film expliquait que la façon de travailler a consisté d’abord à soigner un casting et à faire tourner des scènes partiellement improvisées dans de vieilles bâtisses [1] à ces acteurs. Ces parties filmées permettaient à toutes les équipes d’animation d’avoir une base commune pour la gestuelle de chaque personnage. Le parti pris était au maximum de réalisme et de repousser toute mimique outrancière.

Techniquement, Les poupées développées pour l’occasion contenaient des mécanismes permettant des mimiques particulièrement fines ; leur mise au point s’est avérée difficile, ainsi que pour les cheveux très différents d’un personnage à l’autre.

Il ressort que tout le film a vraiment été fait dans une démarche artisanale et collective, avec un maximum de décors en bois (sur les 49 nécessaires) extrêmement fouillés et réalisés intégralement par les menuisiers de l’équipe [2].
Au final, les ajouts numériques ont été assez peu nombreux et le seul qu’on perçoive ouvertement concerne la procession de spectres.

Le projet a eu la chance de convaincre suffisamment de monde pour que les animateurs puisse bénéficier de conseils de gens d’Aardman [3], du mécanisme de stéréoscopie « subliminale » utilisée dans « Coraline » [4], ainsi que d’une bande Originale de Philip Glass.

Si le film n’est distribué nulle part pour l’heure, on ne peut que lui souhaiter de trouver son public.

Portfolio

La productrice Isabel REY SASTRE, le réalisateur Fernando Cortizo Rodriguez (...) tout content de jouer à la poupée

Notes

[1pour le son

[2La facade de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle qui apparaît dans le film est tellement réaliste que je la pensais tournée en vidéo. Il s’agit en fait d’une réplique saisissante de 2m de haut

[3le studio derrière Wallace&Gromit

[4d’Henry Selick, d’après le livre de Neil Gaiman

Commenter cet article

Pour participer ici, vous devez vous connecter avec l’adresse mail de votre inscription sur Rictus.info.