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Le Japon s’invite à Annecy

samedi 2 juin 2012 par Alain Levy-Valensi CC by-nc

Ce n’est pas la première édition du festival JAPANNECY.
Celle du 26 mai se déroulait au Brise Glace en grande partie et sur une journée. Des conférences, des ateliers (origami, manga, jeu de Go, shiatsu, cours de japonais et calligraphie) et des spectacles, danses traditionnelles exécutées par des enfants, calligraphie sous forme de performances artistiques, concerts du soir.

je m’y suis rendu, et vous ai ramené des photos pour vous mettre dans l’ambiance, allez voir le portfolio en bas de page...

Ce soir là, surprise, un premier concert de deux jeunes frères, déjà programés au festival Guitare en Scène de St Julien, TARO & JIRO.

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TARO & JIRO

Un rock en anglais et une technique bien maîtrisée pour ces deux guitares acoustiques amplifiées aux multiples effets de pédales. des japonais bien rodés aux accords du blues et du rock occidental, qui n’hésitent pas à mêler leur mise en scène spontanée avec des effets standardisés tel que la guitare dans le dos pour un solo électrisé à la Hendrix et c’est un comble, pour la conquête du public annécien, une danse finale en agitant des drapeaux français jusqu’à les assembler pour mettre en évidence les couleurs de celui du Japon.

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TARO & JIRO assemblant les drapeaux Français

Le deuxième concert, foudroyant.
WHO THE BITCH, un trio composé d’un batteur musclé, effacé derrière son instrument percutant, et de deux pétillantes chanteuses au devant de la scène dont une fait exploser sa basse plus longue que sa silhouette menue et l’autre, tout en grimaçant gracieusement, envoie des solos de guitare plus qu’électriques.

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WHO THE BITCH

A ce moment de la rencontre, pulsée par un rock punkisant, on prend conscience qu’en plus d’un décor flashy avec une fourrure rose synthétique couvrant les amplis de ces demoiselles, le jeu de scène est emprunté au traditionnel Kabuki (théâtre japonais).
Cet art insiste sur les expressions exagérées pour mieux être vue de loin par les spectateurs.
Ces deux femelles endiablées sur la scène, en effaçant le mâle qui pulse l’ambiance, démontrent la tendance actuelle du japon qui veut que le héros positif (comme dans les Mangas) est très souvent une héroïne.
Les femmes ne sont pas inférieures aux hommes, elles sont devenues des personnalités autonomes plus subversives que les garçons (d’après l’interview de Jean Marie Bouisson, directeur au centre d’études et de recherches internationales à science po Paris, réalisé par Fabien Franco dans Kaële Magazine de mai 2012).

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WHO THE BITCH et la marmotte

Après ce concert énergisant, on retrouve les deux stars sans leur batteur au contact du public pour signer des autographes, et là, surprise encore, ces deux petits monstres habillés de paillettes sur scène, se prêtent au jeu de la promo sans aucune retenue, dans le contact, la simplicité, la grâce, les sourires et la politesse exagérée à la japonaise, posant volontiers avec des fans et des marmottes en peluche, symbole de nos montagnes.

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