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Octopode Festival

mardi 19 septembre 2017 par Louis Sengdara CC by-nc

L’Octopode Festival est un événement gratuit et ouvert au public, qui a lieu chaque année un peu avant septembre et propose principalement une affiche Metal ainsi que Reggae.
Le festival se déroule à Meyrin en Suisse, à proximité de Genève et propose trois scènes en plein air, les groupes annoncés pour cette édition n’ont pas manqué d’attirer une importante foule de personnes.

La date d’ouverture du 25 août avait tout pour séduire, avec Ultra Vomit, Voice Of Ruin, Dagoba et Children Of Bodom en tête d’affiche.
Bon, autant le dire tout de suite, à cause de quelques soucis, nous sommes arrivés en retard pour Ultra Vomit, manquant ainsi une grande partie du show.

Ultra Vomit

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Ultra Vomit - @Octopode Festival 2017, Meyrin
© Gabriel Asper

Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe, disons qu’ils arrivent à faire leurs propres chansons en puisant très fortement dans la marque de fabrique de plusieurs figures connues.

« Quand J’étais Petit » un de leur morceau, nous rappelle le défunt Lemmy Kilmister, avec son chant si particulier. « Calojira » est un mélange de Calogero et de Gojira. « Kammthaar » n’est autre qu’une version remaniée des chansons de Rammstein. « Evier Metal » il s’agit en fait d’un gros clin d’œil au style de musique : le Heavy Metal, mettant en avant cette fois-ci Iron Maiden et Judas Priest.

Vous l’avez bien compris, Ultra Vomit est une formation française complètement barrée qui donne l’impression de faire des parodies d’autres groupes. Force est de constater que ça en fait leur charme et que leurs riffs ne sont pas de simples copié/collé. Non, on en ressent l’influence et on sait à qui ils ont repris ça. Ultra Vomit en première partie ça fonctionne, ça fonctionne sacrément bien même, car le public adore ça !


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Dagoba

Ah, Dagoba...
C’est le tout premier groupe que j’ai vu en concert, c’était pendant The Death Cruise Tour.
À l’époque ils faisaient la promotion de leur dernier album Poseidon [1].
Le groupe de Marseille sort d’ailleurs son nouvel album Black Nova le jour même de ce concert, avec deux nouveaux venus [2] au sein d’une formation qui a connu plusieurs compositions déjà.

Le soleil s’est couché, il fait sombre, aucune lumière n’émerge de la scène. 21H30, c’est l’heure du show. L’intro se fait entendre et chaque membre entre tour à tour sur scène sous les acclamations des spectateurs.
Et c’est parti avec « I,Reptile » et « The Man You’re Not » le ton est donné, ils envoient du lourd d’entrée de jeu rien qu’avec ces deux titres. La foule ne se fait pas prier pour se déchaîner dans le pogo. Dagoba continue avec « Black Smokers » [3].

C’est sans aucun doute ma préférée du groupe, rapide, violente et on a envie de s’arracher les cervicales, surtout lorsqu’on est prit dans l’euphorie du concert.

Qui dit nouvel album, dit forcément mise en avant de celui-ci, et les marseillais n’échappent pas à la règle en jouant « Inner Sun » et « Stone Ocean » tirés de leur nouveau né Black Nova.Ces deux titres sont différents du reste de leur discographie puisqu’on y retrouve des sonorités d’électro ; La formation se dirigerait-elle vers quelque chose de nouveau ?


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Dagoba - @Octopode Festival 2017, Meyrin
© Gabriel Asper

On continue avec « When Winter … » et « The Sunset Curse », tous deux avec des refrains mélodiques bien entraînants.
Dagoba poursuit avec du old school sur « The White Guy (And The Black Ceremony) » nous invitant même à chanter sur certains passages.
« Deux mots à savoir pour la prochaine chanson : Wonder et After »’nous informe le chanteur, et au moment d’arriver au refrain, celui-ci n’hésite pas à nous tendre le micro pour qu’on répète ces paroles tous en chœur. C’est elle aussi une de mes fétiches du groupe et il y a pas à dire, elle déchire sacrément et surtout en live.
« The Things Within » vient clôturer ce show en beauté, et il ne manque pas de faire sauter tout le monde en l’air pour ce final.

Il m’aura fallu attendre plusieurs années pour que je puisse les voir une deuxième fois, et ça en valait la peine car Dagoba est toujours au top ; malgré ces changements de line-up ils sont encore debouts.
Le public semble avoir passé un très bon moment lui aussi tout en répondant à l’appel des circle pits et wall of death de Shawter.

Un show court mais intense d’un peu plus d’une heure, qui comme toujours dans ce genre de situation passe beaucoup trop vite. On retiendra aussi que le chanteur nous a demandés de faire un circle pit carrément autour de la console, et beaucoup ont joué le jeu.
Quelques photos souvenirs pour immortaliser ce moment avec le public et les membres quittèrent la scène pour céder leur place à la tête d’affiche …


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Children Of Bodom

Une tournée un peu spéciale pour les Enfants De Bodom, puisqu’il s’agit du 20 Years Down & Dirty soit les 20 ans de leur tout premier album Something Wild sorti en 1997.

Le concept de la tournée est de ne jouer que des morceaux venant seulement des quatre premiers CDs de leur discographie : Something Wild, Hatebreeder, Follow The Reaper et Hate Crew Deathroll. Exit les classiques tels que « Are You Dead Yet ? », « In Your Face » et autres albums plus récents, on ne restera que sur du old school.
La disposition qu’à choisi le groupe pour jouer sur scène (de notre point de vue) est la suivante : la batterie sur une place surélevée sur la gauche, le synthétiseur également en hauteur sur la droite, et en bas à gauche le bassiste, à l’autre extrémité l’un des guitaristes et au milieu le guitariste chanteur.


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Children of Bodom - @Octopode Festival 2017, Meyrin
© Gabriel Asper

Il est 23H45 lorsque les lumières s’éteignent et que la musique d’intro se fait entendre. Tous les membres montent rapidement sur scène et commence à jouer « Deadnight Warrior » et poursuit avec « Needled 24/7 » puis « Hatebreeder ».

Ultra Vomit et Dagoba nous ont bien chauffés et la tête d’affiche ne nous déçoit pas, le public répond présent.

« Lake Bodom » met bien en avant les mélodies si propre au groupe avec des solo qui feraient pâlir bien des guitaristes.
Les premières notes du titre « Hate Me » fuitent volontairement pour créer une réaction dans le public et celle-ci ne se fait pas attendre puisque les fans se déchaînent dans le pogo.
Children Of Bodom nous sort trois classiques : « Downfall » , « Everytime I Die » et bien sûr « Hate Crew Deathroll » ».
Le chanteur nous introduit cette chanson en affirmant que nous faisons parti du Hate Crew, et j’ai pu remarquer un mouvement de foule très vif quand ils jouaient ce titre.

Pas de doute les Enfants De Bodom nous ont déjà conquis.

On remarque tout de suite la position atypique d’Alexi Laiho, il a beau être en face de nous au milieu de la scène sous les feux des projecteurs, il est cependant légèrement décalé, avec sa magnifique guitare signature de chez ESP qu’il n’hésite pas à mettre sur sa jambe pour faciliter son jeu et son accès aux aigus. Et il fait tout ça tout en chantant avec une voix qui colle parfaitement au style.
Lorsqu’il ne chante pas, il recule de quelques pas, pour ainsi mettre les autres membres en avant, et lui en profite pour headbang tout en jouant des riffs démentiels. Le guitariste chanteur prend le temps d’échanger quelques mots avec le public et mettra même un fan en avant.

Ce dernier était en fauteuil roulant, et les autres spectateurs n’ont pas hésité à le porter en l’air ce qui vaudra d’attirer l’attention du frontman : « Putain c’est la première fois que je vois ça en 20 ans ! »
La formation décide de jouer pendant un très court instant, le fameux thème : Le Flic De Beverly Hills / Crazy Frog.
Petit passage hors sujet mais qui donne tout de même le sourire aux lèvres et qui a dû en faire rire plus d’un.


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Le public - @Octopode Festival 2017, Meyrin
© Gabriel Asper

Les morceaux défilent à une rapidité folle, Children Of Bodom nous sort sa chanson éponyme, et comme minuit est déjà passé et que la nuit est encore sauvage, ils poursuivent avec « Bodom After Midnight ». Toutes les bonnes choses ont une fin, « Towards Dead End » termine le concert.
Le groupe est visiblement content d’être là. 16 titres pour un show de une heure et demi.

On comprend pourquoi la formation est si connue, ce sont des bêtes de scène, comparés aux premiers groupes on peut sentir qu’au niveau de la rapidité et de la technicité, ils étaient un cran au-dessus.
Alexi Laiho n’a pas été cité plusieurs fois comme l’un des meilleurs guitaristes Metal pour rien, et on comprend rapidement pourquoi quand on le voit jouer et chanter en même temps. Entre rythmiques intenses et solo démentiels, j’ai eu devant moi un frontman très impressionnant, un véritable virtuose, jouant avec une facilité déconcertante, de quoi en faire son Guitar Hero.
Je savais qu’il était fort mais pas à ce point, il est très, très, très (et je peux continuer encore longtemps) très fort.

Pour conclure, l’Octopode Festival nous offre des concerts grandioses, avec une superbe ambiance.
Pour sa sixième édition, il ne nous déçoit pas, mention spéciale pour Children Of Bodom pour cette soirée en apothéose.

Notes

[1Entre temps, Post Mortem Nihil Est et The Sunset Curse ont vu le jour.

[2Jean-Laurent ’’JL’’ Ducroiset et Nicolas Bastos, respectivement à la guitare et à la batterie

[3ou « Black Fucking Smokers » comme l’a dit Shawter, le chanteur, au moment d’introduire la chanson.

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