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Rétrospective Edward Hopper à Lausanne (CH)

mercredi 15 septembre 2010 par Franz Narbah Pas de licence spécifique (droits par défaut)

Edward Hopper est l’un des plus célèbres artistes américains du XXe siècle. L’exposition réunit plus de 160 œuvres de toutes les périodes, des vues parisiennes aux scènes typiques du Nouveau Monde. Elle comprend également un magnifique ensemble de dessins, d’aquarelles et de gravures..
Du 25 juin au 17 octobre 2010 à Lausanne (Suisse).

Voir : Video ARTE

La vision de l’Amérique proposée par Edward Hopper fait partie de l’imaginaire collectif. L’inconscient du touriste qui débarque à New-York est presque déçu de ne pas y trouver immédiatement l’ambiance de ses peintures LA peinture américaine de son temps.

EH ! (appelons le ainsi) fait très tôt entendre sa voix paradoxale au sein des avant-gardes américaines en se ratachant à la tradition réaliste.
Peintre des petites villes et des scènes en apparence banales, Hopper affectionne les lieux tranquilles et familiers, souvent déserts. Ses tableaux, étrangement silencieux, revêtent un caractère de mystère indéfinissable. Souvent vides et dépouillés, ils sont à d’autres moments habités par des figures immobiles, mélancoliques, comme figées dans l’attente de leur destin. La précision glacée de la peinture et les mises en scènes très construites de ses compositions, baignées d’une lumière contrastée, produisent un fort sentiment d’étrangeté.
La présentation montre des autoportraits, l’influence déterminante de son séjour à Paris (1906-1910), des caricatures et des vues de la Seine au célèbre tableau Soir bleu (1914), marquant un tournant dans sa carrière. Son activité de graveur, autour des années 20, est abordée, ainsi que sa période “classique” des années 30 à 50, illustrant des scènes urbaines – Pennsylvania Coal Town (1947), Seven A.M. (1948) – et rurales – Cobb’s Barns (1930-1933) – représentatives de la vie quotidienne américaine. Une section consacrée à l’érotisme révèle la prédilection de Hopper pour les nus féminins, visible dans Summer Interior (1909), New York Interior (1921) ou encore dans l’étonnant Girlie Show (1941), présenté en Suisse pour la première fois.
Sa façon extrêmement novatrice de théâtraliser les espaces picturaux, avec une lumière implacable et un sens aigu du cadrage – à l’instar de Sheridan Theater (1937) ou de Night Shadows (1921) – évoque son lien fécond avec le cinéma. L’intensité des œuvres tardives comme Second Story Sunlight (1960) ou A Woman in the Sun (1961), à la luminosité éclatante, marque l’aboutissement de sa carrière. Un nombre considérable d’esquisses, ainsi qu’un registre tenu par le peintre et sa femme, contenant de nombreux croquis de ses tableaux, enrichissent la sélection et apportent un nouvel éclairage sur sa pratique artistique. L’exposition est complétée d’une importante section biographique et historique, ainsi que d’un film documentaire sur l’artiste.

Commissariat : Carter Foster, conservateur des dessins au Whitney Museum of American Art, New York

Catalogue : publié par la Fondation de l’Hermitage en co-édition avec les éditions Skira
Animations : visites commentées publiques, soirées art & gastronomie, dimanches art & brunch, ateliers et parcours-jeux pour les enfants, visite commentée spéciale et dossier pédagogique pour les enseignants, spectacle, conférences.
Un cycle de films sur Hopper et le cinéma est présenté parallèlement à l’exposition à la Cinémathèque suisse, Lausanne, du 1er juillet au 17 août.

Heures d’ouverture : du mardi au dimanche de 10h à 18h, le jeudi de 10h à 21h, fermé le lundi, excepté le lundi du Jeûne Fédéral (20 septembre), ouvert de 10h à 18h

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