> Mag > Cinéma > Tito on ice

Festival d’animation d’Annecy 2013

Tito on ice

samedi 15 juin 2013 par Alexandre Noyer CC by-nc

Max Andersson et sa colaboratrice plasticienne Helena Ahonen ont effectué un voyage dans les pays de l’ex-yougoslavie, initialement pour promouvoir un comics. Ils en ont profité pour pour réaliser un documentaire, en trimballant avec eux un mannequin réalisé par leur soin à l’éffigie d’une momie du dictateur Tito.

Max Andersson avant d’être un dessinateur de comics réconnu s’était essayé à la réalisation de film et il avait emporté un prix au festival de Göteborg. Le prix était de la bobine de film ; il avait demandé à ce qu’on lui verse son prix en bande 8mm au lieu de 16 ou 35 pour avoir plus de métrage.

Le travail de dessinateur lui a pris ensuite tout son temps et ce n’est que 20 ans après qu’il a ressorti la bobine de son frigo et s’est décidé à réaliser ce documentaire. Le film est donc un mix de prises de vues réelles et d’animation avec des bouts de ficelles, de carton, et de photos du comics qui raconte ce voyage. Et l’on passe allégrement de l’un à l’autre, d’un plan à l’autre. On re-traverse donc tout les pays de l’ex-yougoslavie avec le mannequin et Max essaye de faire ainsi re-parler de l’époque de Tito aux personnes rencontrées.

Il s’intéresse particulièrement à la culture sous la dictature. Ce qui est étonnant c’est qu’elle est très développé, en effet comme il n’y avait que 2 chaines TV : Tito Tv1 et Tito Tv2 (chaines d’étât avec programmes soumis à censure) et que comme les gens s’ennuyaient tout le monde lisait des comics,Il y avait des CD et des films piratés à foison.

Le message du film serait presque : "Eteignez votre Télévision" et re-découvrez le plaisir d’être acteur de votre propre vie,loisirs culturelle,etc..

L’animation est tout en noir est blanc, filmée en super 8, et cela fait vraiment bricolage mais j’ai adoré, ne serait-ce que par ce qu’on y apprend et surtout la visionn de tout ces bâtiments en ruines qui n’ont jamais été re-construits.

Lors d’un entretien on aperçoit même Igor Prassel qui organise le festival d’animation Animateka qui nous parle de son pays (la slovénie) et de la culture Punk des groupes de musique très développés sous la dictature. Le comics tiré du film s’appelle « Bosnian Flat Dog ».

Commenter cet article

Pour participer ici, vous devez vous connecter avec l’adresse mail de votre inscription sur Rictus.info.