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Festival d’Annecy 2018

Premières impressions 2018

jeudi 14 juin 2018 par Olivier Dutertre CC by-nc

Petite sélection personnelle de ce qui m’a marqué dans la première sélection de courts métrage. Une fois encore l’occasion de constater le talent et la capacité de l’animation de traiter de l’intime ou de sujets burlesques. La semaine demarre de belle manière.

La semaine passe à une vitesse folle, je vais m’efforcer de vous livrer avec retard quelques films qui ont retenu mon attention.

Weekends

de Trevor Jimenez

Un petit bijou de sensibilité. Un petit garçon réside alternativement avec son père et sa mère, dans des ambiances très différentes. La maison de la mère, devenue trop grande, et vaguement encombrée de cartons, est habitée le piano sur lequel la mère s’excerce sur les Gymnopèdies de Satie. Cette maison semble propice à la rêverie, au temps suspendu. Le père habite un appartement en ville et laisse tourner dans l’auto radio un vieux Dire Straits. Dans son appartement, l’enfant mange des pizzas à même le carton, joue au jeu vidéo ou regarde des films d’horreur. Deux univers aux ambiances aussi marquées et différentes que les musiques qui les symbolisent.
Le film est scandé par les moments de transition entre la voiture du père et le perron de la maison de la mère. qu’on voit défiler au fil des saisons dans des ambiances graphiques magnifiquement captées.
De nombreuses séquences oniriques donnent une idée du ressenti de l’enfant, sans le moindre commentaire ni dialogue.


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Guaxuma

de Nara Normande

GUAXUMA | Trailer | VOSTEN

Récit à la première personne d’une jeune fille qui évoque son enfance heureuse dans une communauté hippie au bord de la mer au nord du Brésil, de l’amitié puissante qui la liait à sa meilleure amie avec laquelle elle a grandit librement et partagé énormément.
Le déménagement en ville de la narratrice avec sa mère a créée une première distance , qui n’a pas porté atteinte à la force du lien amical. La maladie, puis la mort s’en est chargée.
Les techniques variées (sable animé, origamis, poupées....) servent bien l’ambiance et l’histoire est touchante.


La Mort, père et fils

Vincent Paronnaud est un nom qui est sorti du cercle des amateurs d’animation du fait de sa collaboration avec Marjane Satrapi sur le grand succès Persepolis. Avec son compère Walgewitz, il propose cet excellent court-métrage.
L’idée forte de cette histoire est de considérer la mort comme l’activité d’une petite entreprise avec ses procédures et sa routine.
Au moment de passer la main, M. Mort découvre que son fils n’a pas la vocation de reprendre l’activité, mais préférerait plutôt devenir ange-gardien. Ses efforts s’avèrent parfois contre productifs, donnant lieu à des scènes d’un grand burlesque.
L’animation image par image est vraiment chouette et l’humour grinçant.

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Ride

Paul Bush

avec ses animations en prise de vue réelle de motos de collections valait également le coup d’œil.

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Courts métrages en compétition #1

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