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Annecy 2015 - Long métrage #3

Tout en haut du monde

dimanche 21 juin 2015 par Olivier Dutertre CC by-nc

Ce premier long métrage, dirigé par un ancien collaborateur de Folimage, a soulevé l’enthousiasme du public. Une aventure avec du souffle dans la lignée des grands récits d’aventure polaires.

Sacha, jeune aristocrate russe, vit dans la dévotion pour son grand-père, fameux explorateur récemment disparu lors de sa tentative de jonction vers le Pôle.

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La jeune fille est convaincue d’avoir compris mieux que tout autre le cheminement qu’à pu prendre son grand-père avant sa disparition, mais n’arrive pas à se faire entendre. Que la perspective que la bibliothèque de St Petersbourg soit débaptisée du nom de son Grand-père, suite à une intrigue de palais et c’en est trop elle.
La jeune fille décide de partir elle-même à la recherche du navire disparu.

S’ensuivra un parcours jalonné d’épreuves face auxquelles la jeune fille fera face avec courage, saisissant chaque occasion pour apprendre et progresser. Une galerie de personnages, rugueux mais généreux, se feront les complices de la jeune fille dans sa quête. Si la trame narrative est donc des plus classiques, l’intérêt réside ailleurs.

La nature puissante

La description de la vie à bord du bateau, la présence puissante de la Nature (quasi un protagoniste de l’histoire), la lutte contre les glaces qui présentent une menace pour les humains. Tous ces aspects rejoignent les grand récits des Jack London. Un ressort puissant pour ce récit.

Un style graphique original

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Le style graphique de ce film tranche avec la production générale, de façon intéressante.

Une large palette de couleurs éteintes est utilisée, avec des ciels particulièrement travaillés. Les couleurs sont organisées en applats sans être bordées par des traits noirs. Cette spécificité visuelle découle apparemment d’un choix d’économie, ainsi qu’un aspect assez statique de l’animation, mais il constitue une vrai prise de position et, au final, une réussite.

L’économie, justement. Ce film disposait d’un très petit budget pour ce genre de production et l’équipe avait le souhait de tout produire sans sous-traitance. Cette contrainte a amené de la créativité, qui a mûri jusqu’à ce projet vraiment abouti.

Le public ne s’y est pas trompé, qui a fait un accueil chaleureux à ce coup d’essai magistral.

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Les commentaires de cet article

  • Le 21 juin 2015 à 16:19, par Alexis Konovaltschikoff En réponse à : Tout en haut du monde

    C’est en effet un bon film, belle histoire émouvante, où l’on retrouve la dureté de la vie de marin, ainsi que celle de l’aventurier.