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Le post-punk grenoblois se porte bien, merci pour lui

jeudi 30 septembre 2021 par Tom Rad-Yaute CC by-nc

L’après-punk et la vague qui fût nouvelle au début des années 80 n’en finissent pas d’inspirer et de hanter la musique d’aujourd’hui : la preuve avec deux formations grenobloises – Vino Collapso et Varsovie - aux dernières sorties relativement impeccables.

D’abord, les petits nouveaux Vino collapso , leur EP 1 et sa pochette réjouissante sur l’indispensable label HVIV, qui aligne les sorties toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Ce nouveau duo franco-britannique a beau avoir été formé récemment, au vu de la qualité de cette première production, il serait fort étonnant qu’on ait affaire à des perdreaux de l’année. Quatre titres ultra enlevés, mixant influences post-punk sombres et new-wave, comme une sorte de Joy division joliment pop. Du classique, certes, mais de niveau supérieur –- à écouter absolument pour les amateurs du genre et les autres aussi, d’ailleurs.



Et puis Varsovie, qu’on ne devrait plus présenter mais qu’on présentera un peu quand même. L’ombre et la nuit, paru sur Icy cold records, est le cinquième album – quatrième si on excepte la démo 9 mm mais ce serait bien dommage - du groupe formé par Arnaud Destal et Grégory Cathérina, trio à une époque, duo aujourd’hui.

Rien de vraiment nouveau sous le soleil pour ces dix titres si ce n’est la démonstration du savoir-faire incontestable du groupe — rien que le morceau éponyme et son riff entêtant valent à eux-seuls largement le détour — et une intégrité artistique bluffante.
Post-punk littéraire fiévreux sans vraiment d’équivalent — les nostalgiques de Noir désir y trouveront quelque chose –- où chaque riff, chaque rime est totalement assumé. Et un des meilleurs chants en français qui soit par dessus le marché. Le groupe se produit de temps en temps en concert, il ne faut surtout pas hésiter à croiser le chemin de cette perle pour toujours obscure.

image d’emblème de l’article : Varsovie

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