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Petit aperçu d’une liste subjective de court-métrages en compétition qui ressortent des discussions avec les contributeurs de Rictus.
Un jeune bluesman noir dans un bar miteux chante la légende de blind boogie Jones. Celui-ci est pourchassé par le kukuxklan qui fait mourir sa petite amie et le rend aveugle. Sa vengeance sera de pouvoir faire danser irrépressiblement ensuite quiconque écoute sa musique. Alternance d’animation en volume image par image et de dessin 2D, très agréable visuellement. La gravité du propos est fortement contrebalancée par une musique entraînante. Une réussite.
Une histoire d’enfant sauvage, confronté au monde des hommes, traité dans un crayonné noir et blanc magnifique. Le projet a été intégralement dessiné par une seule personne dont ce n’est pas l’activité professionnelle (en 7ans).
Le Coq était toujours vivant...! L’histoire d’un coq qui se révèle d’une étonnante résistance face à l’adversité. Raconté par sa propriétaire, les aventures de Marcel prennent l’ampleur d’une véritable épopée.
Elastika est une fille en élastique et punaises, parcourant le monde lui aussi fait des mêmes éléments. Sans oublier sa doublure cascade que l’on aperçoit en fin de film.
(AK)
Lors d’un banquet qui lui est dédié, la favorite d’un empereur chinois attend qu’on lui amène les litchis qu’elle apprécie tant. Pendant cette attente le doute s’installe dans son cœur et la griserie lui trouble les sens.
Ce court est visuellement très réussi avec des jeux sur les couleurs, les cadrages, les perspectives et l’équilibre entre le plein et le vide. La narration est également étonnante. La grande classe. Le projet a été initié dans le cadre de la Poudrière à Valence.
Un écrivain en mal d’inspiration est gentiment harcelé par sa voisine de palier un tantinet sans gêne. Ce nigaud s’avère incapable de reconnaître à qui il a affaire et dédaigne le secours qui lui est offert. Savoureux, coloré, vivant.
Durant la guerre des tranchées, un médecin sur le front panse les corps meurtris des soldats de papier avec des bandages découpés dans les lettres envoyées par des femmes. Propos un peu convenu sur la capacité de la parole à soigner les maux. Pas révolutionnaire, mais les décors, l’animation des soldats de papier, les palettes de couleur donnent un résultat agréable.
Chris Landreth utilise la même virtuosité qu’on lui avait vu dans « Ryan », mais dans une farce frénétique autour de la situation d’avoir à se rappeler le nom d’une personne qui vous reconnaît. Ce souci prend la forme d’un jeu télévisé qui oppose l’inconscient et le « ça ». Les connexions, les clins d’œils s’enchaînent à grande vitesse. On peut trouver cela virtuose... ou un peu vain.
L’étrange histoire d’un enfant qui va à la chasse avec son père et qui va rencontrer une étrange créature, un peu ridicule et maladroite. La relation secrète qui les lie ensuite est habitée par un mélange de cruauté, d’empathie et de vague tendresse assez troublante.
Un hommage chocolaté autant à l’Univers de Tim Burton qu’aux pionniers de l’animation qui créaient de l’animation avec des objets mécaniques astucieux. Alexandre Dubosc est un habitué de films intégrant des aliments, par exemple au travers de Défi fou lancé par les fous d’anim.
Un enchaînement d’images qu’on croirait sorties de tableaux surréalistes ou qui rappellent fortement les animations des Monty Python. Dessin effectué directement à la craie. Alexandre a adoré, mais c’est le seul qui en ait parlé.
Dans le désordre...